Plaidoyer pour le Système d’Analyse Géographique (SAG)

En matière de cartographie, le Système d’Information Géographique (SIG) a longtemps fait office d’horizon indépassable. Mais, aujourd’hui, avec l’explosion de la quantité de données disponibles et hétérogènes, le SIG montre ses limites et ne suffit plus lorsqu’il s’agit de géo-décisionnel et de Business Intelligence. D’où l’urgence à porter la précision et l’exigence à un niveau supérieur en adoptant le Système d’Analyse Géographique (SAG), un outil intelligent et moderne centré sur l’utilisateur. Garant d’une vraie différenciation métier, il a l’avantage de stimuler les 2 hémisphères du cerveau humain, réconciliant ainsi analyse et conscience spatiale, logique et imagination. Explication en 3 points.

Illustration du Système d'Analyse Géographique

1. Qu’est-ce que le Système d’Analyse Géographique ?

Le système d'analyse géographique version Articque

  • SIG et SAG, quelles différences ?

Commençons par définir ces deux notions pour mieux saisir le champ qu’elles recouvrent.

Sous la dénomination SIG est regroupé l’ensemble des processus, des techniques et des moyens permettant de recueillir, de stocker, d’organiser, d’analyser et de diffuser des données spatialement référencées. Il s’agit d’un système de gestion de bases de données localisées qui gère l’empilement de couches d’informations géographiques. Il permet d’effectuer des requêtes sur les propriétés spatiales des objets géographiques. L’intérêt des SIG est la requête qui extrait l’information.

Le SAG est quant à lui l’analyse de données quantitatives et qualitatives portant sur des points (villes, adresses, position d’une voiture…), des lignes (routes, voies, fleuves…) et des surfaces (communes, pays, linéaires de magasin…).

Le Système d’Analyse Géographique (SAG) met en œuvre un processus décisionnel sur des données dont les mesures sont corrélées à des éléments cartographiques. Il donne du sens à la dimension géographique contenues dans les données que l’on représente à travers une carte synthétique et stylisée.

De ce fait, nous pouvons dire que le SAG est au SIG ce que l’analyse décisionnelle est à l’info-centre. Mais l’intérêt du SAG se situe au-delà de la sphère cartographique !

  • Le SAG, d’abord un mode de pensée

Il s’agit certes d’extraire de l’information remarquable. Le SAG permet à un utilisateur qui ne veut ni s’attarder, ni s’y intéresser, d’explorer le côté gauche du signe égal (=) d’une équation.

Un logiciel « boîte noire » présente des risques (durée de vie, reproductibilité des prémisses, maîtrise des différents paramètres… ) : il est le contraire de la relativité de toute réponse. En effet, la carte des médailles olympiques par pays est aussi valable que la carte des médailles par pays et par habitant. Chacune porte un sens et enrichit l’utilisateur dans sa quête de sens.

En donnant une seule réponse à cette quête, le danger est de lobotomiser de facto la réflexion, qui doit se faire en respectant les enseignements de Descartes (le doute) et de Bachelard (l’expérience première est source d’erreur), et non de manière binaire. Il est important de souligner l’information remarquable et de disqualifier celle inutile, idéalement avant son introduction dans le Système de Gestion de Base de Données (SGBD).

Le SAG, un mode de pensée

  • Le SAG : une balade dans l’information

Le SAG, c’est également une balade dans l’information : il faut que l’on puisse retenir ou non la donnée et la faire passer au stade d’information. Il faut donc enrichir la donnée d’un aspect graphique pour en savoir davantage en un seul coup d’œil, en l’occurrence connaître les caractéristiques de cette donnée : ses connexions avec d’autres données, sa relativité, son historique….

Lorsque l’on a choisi ses données et ses cartes, il faut encore baliser et écrire sa pensée, qui construira sa réponse ou son ensemble de réponses. C’est là qu’entre en jeu l’organigramme dans le logiciel d’Articque Cartes & Données.

L’organigramme est un véritable scénario qui vise à mettre en jeu des acteurs (les statistiques et la cartographie) pour visualiser un résultat beau et utile. Les avantages de cet organigramme sont nombreux :

  • modélisation du processus de génération des cartes
  • transfert du travail aux développeurs en langage informatique
  • extraction de l’information où qu’elle se trouve
  • limitation du caractère intrusif ou du facteur limitant
  • l’utilisateur « accouche » d’idées tout au long du processus, soit tout seul, soit guidé par un expert qui sait et qui sait faire.

La participation de l’utilisateur est primordiale car c’est lui qui détient sa vérité.

  • L’aspect ludique du SAG

Il existe deux types d’utilisateurs : l’un souhaite pouvoir nourrir la partie gauche du signe égal (=) et maîtriser tous les aspects de l’équation. L’autre désire uniquement le résultat et se désintéresse de ce qui se passe à gauche : c’est en effet agaçant de manquer de temps et/ou de compétences pour traiter un point essentiel.

Ce refus génère plusieurs risques :

  • ne pas maîtriser ce qui se passe
  • s’en remettre à des « experts ».

Or l’idée ou la bonne solution se trouve dans le cerveau de l’utilisateur.  Il y a plusieurs illustrations des problèmes provoqués par les boîtes noires logicielles, qui font entrer les données brutes et sortir la solution soit-disant miracle.

Le refus d’analyse entraîne des difficultés de reproduction et de reconduction du solveur si des prémisses ont été modifiées. Puisque l’utilisateur refuse de travailler le sujet, il faut le faire par des voies détournées, le jeu étant l’une d’entre elles.

Le caractère ludique du SAG

2. Pourquoi le Système d’Analyse Géographique ?

  • Parce que la donnée n’est pas l’information pertinente

La quantité d’informations disponibles est toujours plus importante : c’est une évidence mais il est bon de le rappeler. D’ailleurs, selon le baromètre Digital Universe d’EMC (réalisé par IDC), la quantité annuelle de 44 000 milliards de giga-octets sera échangée en 2020, soit dix fois plus qu’en 2013 !

Le constat actuel est clair : l’information inutile et polluante est majoritaire dans les SGBD. Dans ce flux interrompu, les informations stratégiques ne sont pas repérées. Pire : elles demeurent inconnues. C’est un poncif, mais trop d’informations tuent l’information !

  • Parce qu’Internet modifie les perspectives

Dans ce système, le centre et la périphérie doivent redéfinir leur existence et leur manière de communiquer comme leur façon de recueillir ou non l’information de la périphérie. Cette restructuration doit être pensée et articulée autour de 4 axes essentiels :

  • Décentraliser l’information : rendre celle-ci visible et consultable par des centaines de clients via des tableaux de bord
  • Centraliser l’information : suivre et contrôler instantanément des milliers d’informations
  • Recueillir des informations
  • Valider des informations : recouper les informations existantes comme vérification réalisée entre le centre et la périphérie
  • Parce que les possibilités sont démultipliées en termes de calcul et de stockage

Avec l’augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs, ce qui était impossible il y a peu ne l’est plus. Par exemple, il est désormais possible, d’un point de vue cartographique, d’étendre sa zone de travail et d’analyser toutes les communes de France et d’Europe. La loi de Moore illustre cette croissance exponentielle et ininterrompue de la puissance informatique : quand la capacité d’un disque dur dans les années 1950 se limitait à quelques méga-octets, celle-ci a dépassé le tétra-octet depuis 2016….

  • Parce que le temps nécessaire à la maturation d’une idée diminue inéluctablement

Le temps, celui qui nous manque, c’est celui qui est nécessaire à l’apprentissage et à la réflexion. Cette dégradation temporelle impacte directement le travail demandé par un commanditaire (qu’il soit responsable hiérarchique, client ou collègue). Il est intéressant de noter qu’un logiciel est utilisé à 5% de ses capacités, uniquement à cause du manque de temps pour son exploitation. La limitation du temps de travail hebdomadaire à 35 heures a une conséquence cruciale : les utilisateurs actuels ont encore moins de patience.

Or, le Système d’Analyse Géographique permet d’une part de satisfaire les nouveaux et nombreux besoins et, d’autre part, de garantir la rapidité et la modularité d’un projet : celui-ci ne doit pas prendre 2 ans avant de produire des résultats car il ne peut pas suivre l’évolution des changements. Sa gestion doit s’appuyer sur des méthodes de type Agile (Scrum).

L'organigramme de Cartes & Données

L’organigramme du logiciel Cartes & Données

3. Le déploiement du SAG

  • Le SAG, pour quels besoins ?

Toutes les solutions actuelles cherchent à intégrer un process métier original dans un moule informatique. En définitive, la différenciation métier qui fait le succès d’une entreprise se trouve balayée progressivement : les entreprises travaillent désormais à l’identique. Or c’est la démarche inverse qui est le fil directeur d’un SAG : créer des solutions que l’on pourrait qualifier « d’essence d’une entreprise » enclines à se distiller au sein de chaque service informatique (SI). L’un des atouts du Système d’Analyse Géographique est qu’il est ouvert à tous les environnements de travail (ERP, PGI, GPAO, comptabilité) et plus généralement à tout outil de bureaucratique de type Office. C’est ce qui en fait un outil décisionnel majeur.

  • Qui sont les utilisateurs du SAG ?

Les premiers utilisateurs du Système d’Analyse Géographique sont les entreprises à différenciation métier ainsi que celles qui vont valoir leur différence. Le SAG s’adresse aux entreprises qui cultivent leur singularité, leur identité propre, à celles qui souhaitent rester uniques et surtout leaders de leur filière respective. Bien évidemment, l’utilisation du SAG n’est pas limitée : il est fortement conseillé aux entreprises ambitieuses désirant conquérir leur marché.

  • Comment déployer le SAG ?

Grâce aux potentialités offertes par Internet, il est devenu facile et rentable de travailler avec des milliers de personnes à travers le monde. La périphérie devient actrice. Le centre n’est pas pérenne et encore moins éternel : aujourd’hui, c’est le sujet qui crée le centre. Un exemple : dans le site Vigies du littoral pour l’Erika, celui qui voit la marée arriver là où on ne l’attendait pas devient naturellement une autorité pour les médias : ces derniers s’intéressent à celui qui détient le savoir.

Le Système d’Analyse Géographique a ceci de fascinant qu’il facilite et encourage la maïeutique de l’intellect, technique développée par le philosophe Socrate dont le but est d’accoucher l’esprit. Cette technique utilise aussi le mindmapping proposé par notre logiciel Cartes & Données. La cartographie, grâce à sa souplesse et à sa démonstration graphique, propose d’accéder à une vérité.

Conclusion

Dans un contexte de Big Data et d’Intelligence Artificielle qui trouble la définition et le fonctionnement des SIG, le Système d’Analyse Géographique (SAG) apparaît incontestablement comme la solution et l’avenir de la Business Intelligence. Il apporte une expérience utilisateur unique et augmente l’expertise des clients en les plaçant au centre du système.

C’est dans ce but qu’Articque développe et perfectionne depuis 30 ans ses outils SAG, et plus particulièrement le logiciel Cartes & Données. Nous plaçons systématiquement l’humain au cœur de notre démarche et hissons haut des valeurs humanistes, l’exigence intellectuelle, la qualité de nos solutions et le refus du simplisme. C’est cette identité particulière qui fait d’Articque le spécialiste français de la cartographie statistique et le leader des solutions géo-décisionnelles.

À propos de l’auteur : Georges-Antoine Strauch

Fondateur et président d’Articque

Docteur en économie, je développe depuis 30 ans le concept de Système d’Analyse Géographique (SAG) via le logiciel Cartes & Données et promeus sa spécificité vis-à-vis du Système d’Information Géographique (SIG) dans le monde de la cartographie statistique.

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