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Laurent Magniez

Laurent Magniez (Développeur Articque) : « Notre méthode de travail garantit la cohérence du développement du logiciel Cartes & Données »

Un logiciel de géomarketing est avant tout le fruit du travail d’une équipe de développeurs appliqués. Laurent Magniez, développeur chez Articque depuis 2004, décrit les technologies et les méthodes de travail utilisées pour le développement du logiciel Cartes & Données. Il nous parle également de la nouvelle sectorisation automatique, basée sur un algorithme dit génétique.

Le développement de logiciel chez Articque

1. Peux-tu dresser un historique du développement du logiciel Cartes & Données ?

Laurent Magniez : « Lorsque je suis arrivé chez Articque en 2004, pour mon premier job, j’ai commencé à travailler sur la version Desktop du logiciel Cartes & Données. À l’époque, la technologie utilisée alors était du C++. Elle permettait une compatibilité à la fois avec les produits Windows et Mac : l’interface visuelle, qui était la même au départ, a été modifiée par la suite pour proposer une version adaptée à ces 2 environnements de travail.

Nous possédions également un cœur de programmation en Java JSP, utilisé dans notre CRM et dans nos applications clients : nous avions, par exemple, développé une application dédiée à la SNCF et destinée à gérer l’affectation de leurs médecins. Avec le renouvellement progressif de l’équipe de développeurs, la transition du langage C++ vers le C Sharp s’est faite naturellement. Aujourd’hui, la version Desktop est conçue avec ce langage. Elle constitue d’ailleurs la base de la version Cartes & Données Online : la différence par rapport à Desktop est la vue de la carte, qui se fait via le web. Une description du résultat est envoyé à la page au format Javascript. Enfin, le logiciel Articque Platform est lui-même une déclinaison de Cartes & Données Online : ce sont les mêmes fonctionnalités à 95% mais le back office d’Articque Platform est plus riche (il est possible de gérer la connexion SSO et le LDAP).

Le logiciel Cartes & Données a pu évoluer grâce à la puissance des machines qui offrent davantage de possibilités, à commencer par la gestion d’une très grande quantité de données. Nous avons pu ajouter au fur et à mesure toutes les fonctionnalités demandées par le responsable produits d’Articque et par nos clients. Ces derniers ont donc indéniablement gagné en facilités d’utilisation. Beaucoup de modules ont été implémentés : le calcul de distance routière, la création de cartes isométriques et isochrones, la sectorisation ou encore le module Composition (pour agréger plusieurs cartes sur une même page)…

Aujourd’hui, nous sommes principalement 4 développeurs à travailler sur la gamme Cartes & Données (Maxime Collomb, Florent Lejeune, Fabien Touchard et moi-même), en collaboration avec l’équipe Projets et le pôle DSI. Les autres membres de l’équipe sont aussi en charge de certains projets web développés en PHP (Thibaut Lorimier), de l’amélioration du process de développement et des campagnes de tests (Kévin Marie) et d’Articque Data Warehouse (Mickaël Descoudard). »

2.  Quelle est la méthode de travail utilisée par le service Développement d’Articque ?

L. M. : « Depuis quelques années, nous utilisons la méthode agile Scrum pour développer nos projets. Ainsi, nous échangeons beaucoup au sein de l’équipe et avec Jérôme Guyot, notre directeur Produits et Product Owner (PO). Il fixe les axes de travail en tenant compte des demandes des clients, des idées de la direction et des siennes. Il détermine donc ce qui est améliorable dans le logiciel (comme l’ergonomie) ainsi que les fonctionnalités que l’on souhaite valoriser ou promouvoir.

Nous travaillons sur des cycles courts et agiles : nous décidons de notre programme de travail à chaque début de sprint, qui dure 2 semaines. À chaque sprint, un développeur différent occupe la fonction de testeur. Il met de côté momentanément son travail de développeur pour ne se consacrer qu’à la réalisation des tests : il relit le code-source qui a été écrit et détecte les incohérences. Cela permet de faire un premier retour sans avoir testé la fonctionnalité. Dans un second temps, la fonctionnalité est testée dans différents cas d’usage par l’équipe de développement mais aussi par les formateurs, les consultants et le support technique. Plusieurs allers-retours peuvent se faire en cas de problème avant de valider le développement du logiciel.

À l’issue de chaque sprint, nous présentons à l’ensemble de l’entreprise le fruit de notre travail : les différents services (support, marketing, force de vente…) ont ainsi connaissance des nouveautés et des améliorations développées. À la fin d’un sprint, les développements qui ont été validés (en particulier par les formateurs) sont inclus dans la prochaine mise à jour du logiciel. Nous précisons la date de mise en ligne des modifications dans Cartes & Données Online et dans Articque Platform. Les développements qui n’ont pas été finalisés ou testés sont reportés au sprint suivant.

La méthode agile a fait ses preuves chez Articque : le taux de bugs a fortement diminué. Il est possible maintenant de répondre rapidement aux demandes de nos clients : certaines fonctionnalités souhaitées sont livrées dans un délai de 15 jours. Un développement important peut parfois monopoliser à lui-seul 2 ou 3 sprints, mais la date de livraison reste souvent inférieure à 3 mois. Cette méthode de travail est, pour nous développeurs, à la fois souple et agréable. »

Service développement de logiciel d'Articque

Deux développeurs de l’équipe Articque (Laurent Magniez et Florent Lejeune, de g. à d.)

3. Quels sont les forces du développement de logiciel made by Articque ?

L. M. : « Le fonctionnement en sprint est vraiment un atout. De plus, l’équipe de développeurs est stable depuis 5 ans : tout le monde connaît bien le produit, ce qui donne une grande cohérence au développement du logiciel Cartes & Données. La bonne entente et l’entraide au sein de l’équipe garantit la stabilité du produit. Il y a une continuité technique : chaque développeur peut reprendre le code rédigé par son collègue. Nous avons fait des doublons sur les compétences techniques. En conséquence, chacun est capable de travailler sur tous les aspects d’un projet.

Le développement récent de la nouvelle sectorisation automatique, qui est basée sur un algorithme génétique, offre des possibilités très intéressantes. Elle est très prometteuse en matière de nouvelles fonctionnalités. Après nous être documentés durant plusieurs semaines au sujet de l’algorithme génétique, nous avons réalisé des développements pour tester son fonctionnement global. Et il faut avouer que la création de cet algorithme ex nihilo est très stimulante : sorti en version bêta, il est actuellement en cours d’amélioration. Le potentiel de la sectorisation automatique a été considérablement augmenté, ce qui devrait convaincre et satisfaire nos clients. »

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À propos de l’auteur : Mathieu Boisseau

Webmarketeur

J’ai rejoint Articque en mai 2019 comme webmarketeur afin de créer des contenus dédiés au monde de la cartographie statistique.