En cette période d’élection, nos cartes d’actualité représentent la répartition des lieux de meetings des candidats à l’élection présidentielle ainsi que l’évolution du nombre d’inscrits sur les listes électorales.
Concernant la réalisation de ces cartes, nos sources sont dans un premier temps le ministère de l’intérieur (nombre d’inscrits), et le site Internet du Monde (lieux de Meeting) dans un second temps. Nous avons utilisé le logiciel Cartes & Données, et des fonds de cartes issus du Carticque Cantons 2005.
Contrairement à des listings, à des discours ou à des tableurs, ces 3 cartes d’actualité permettent de voir d’un seul coup d’œil, la répartition des lieux de Meeting sur le territoire Français, la corrélation entre ces lieux de meeting et le « potentiel » électoral, ainsi que la répartition territoriale des nouvelles inscriptions sur les listes électorales. C’est tout l’intérêt de la cartographie statistique et de l’analyse géographique.
Concernant les phénomènes représentés, nous retenons trois éléments principaux :
- Si on se place du seul point de vue de la géographie, on se rend compte que des morceaux du territoire Français sont, par rapport à d’autres, collectivement délaissés. On peut alors se demander dans quelle mesure, des personnes qui souhaitent présider tout un pays peuvent ne pas associer tout le pays à leurs meetings ? Tout particulièrement, on remarque l’absence de meeting en Corse ainsi que dans les zones les plus rurales du centre de la France.
- Cependant, les différents candidats à l’élection présidentielle font preuve – collectivement toujours – d’une véritable intelligence électorale : les zones de fortes densités d’électeurs potentiels sont généralement bien quadrillées. A l’exception notable du couloir Rhodanien (entre Lyon et Marseille), la corrélation entre les lieux de meetings électoraux et les fortes densités d’électeurs potentiels est évidente. On peut néanmoins retenir que les différents candidats à l’élection présidentielle auront su amener le débat public au plus près du plus grand nombre.
- Enfin, on constate l’évolution récente (entre 2006 et 2007) des effectifs électoraux. L’île de France en particulier voit affluer de nombreux nouveaux inscrits sur les listes électorales (+ 9.61 % à Paris par exemple). C’est aussi le cas du Sud-Est de la France dans une autre mesure (+ 7.12 % dans le Rhône et + 6.45 % dans les Alpes-Maritimes par exemple). La croissance globale (+ 4.2 % sur l’ensemble des territoires Français entre le premier Mars 2006 et le premier Mars 2007) du nombre d’inscrits sur les listes électorales montre bien l’intérêt des Français pour la politique en général et les échéances de 2007 en particulier. La recrudescence des inscriptions est un phénomène couramment observé à l’approche de telles échéances. Il conviendrait aussi de vérifier dans quelle mesure des phénomènes démographiques explique en partie ce phénomène pré-électoral.


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