L'IAL prend en compte l'importance du trafic selon les différentes catégories de réseaux (autoroutes, rase campagne, zones urbaines). Il mesure le risque d’être tué en fonction des parcours et par rapport à la référence constituée par la France métropolitaine en la matière.
En d’autres termes, l'IAL compare les résultats d'un département à ce qu'ils seraient si ce département avait eu les mêmes niveaux de risque que la France entière. Sachant que l'IAL moyen en France est égal à 1, plus l'indice est élevé plus le risque d'accident grave est fort.
Les différentes cartes sur cette page nous montrent que, globalement, le risque d’accident est plus marqué dans le Sud Est et autour de la région parisienne. Sur la période 2004-2008, 30 départements (soit près d'un département sur trois) ont un IAL supérieur à 1,2. Dans le top 3, on note la Corse, le Tarn et l’Yonne.
Sur les autoroutes, ce sont les départements du quart Nord-Ouest et plus particulièrement autour de l’Ile-de-France, où l'indice est majoritairement fort. Ailleurs, le phénomène est plus contrasté en fonction de la localisation ou de l’absence d’autoroutes. En zone urbaine, l’accidentologie touche majoritairement la moitié Sud par rapport à la zone Paris-Ile de France. Quelques exceptions sont à noter cependant dans la région Rhône-Alpes où l’IAL ne dépasse pas 1.
On comprend aisément que les départements qui ne bénéficient pas de nombreuses infrastructures routières développées (autoroutes, 2x2 voies...), comme les territoires "ruraux", sont les plus à risque. Effectivement, des indices plus élevés le démontrent dans le Sud et sur l’axe Paris-Marseille. On retrouve par exemple le Lot-et-Garonne, le Tarn et l’Yonne avec un IAL maximum de 1,96.

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